mardi 10 mai 2016

La théorie de l'évier-levier

Prenez deux éviers contenant de la vaisselle sale.
Si elle était propre et saine, mon texte s'arrêterait là.
Encore qu'il faille la ranger à sa place et sans mal
Pour que l'eau s'écoule librement avec éclats.

Dans ce cas, l'un des éviers semble plein à ras bord
Car les différents éléments qui s'y trouvent sont entassés
Pêle mêle, avec un sentiment de déséquilibre retors
Et l'ensemble donne une apparence de total laisser aller.

Le second est disparate : certes, il recèle beaucoup de plats
Et d'ustensiles mais ceux-ci sont empilés avec rectitude,
Ne laissant pas d'espace inutilisé ; ainsi, de manière adéquate
Ce cliché amène une atmosphère ordonnée, une respectueuse attitude.

Et pourtant... Si l'on met devant ces deux éviers deux personnes
Pour les nettoyer et les vider, qui y arrivera le mieux et le plus rapidement ?
Est-ce celui qui a la place de passer une main entre deux bols qui tonnent
En se frôlant l'un l'autre mais ne se cassent point car saisis tranquillement ?

Ou alors le plus que patient qui doit désimbriquer ses marmites bien engoncées
Par l'amas d'autres piles de casseroles dont la saleté s'est incrustée
Sous le poids de toute cette vaisselle si bien agencée, limite magnifiée ?
Au final, une image policée peut cacher plus que celle de la marginalité.

http://pilouite.centerblog.net/rub-images-rigolotes-6.html?ii=1

dimanche 8 mai 2016

S'il te plaît, dessine-moi....

Une boîte de crayons de couleur et une feuille blanche :
Voici la caisse à outils d'un créateur en puissance
Car sur cette page vierge, tout est promesse d'illimité,
De possibles à inventer et surtout à animer.

Que ce soit un écrit ou un dessin, qu'importe le média :
De nos doigts jaillissent des idées, des formes dont le substrat
Est notre cœur, notre âme, quoi que véhiculent les mots
Ou les traits car ils sont un message pour soi et/ou les autres.

Impulser ce qui nous fait vibrer, là sur le moment,
Est la marque de notre existence, présente humblement ;
S'effacer derrière une tierce personne dans la réalisation de sa vie
Annihile l'essence de ce que l'on est et de ce pourquoi l'on est ici.

Amis, prenez la craie de la nuance qui vous va bien
Et redessinez autour de vous le monde aux teintes
Qui vous plaisent ; tracez les lignes d'une géométrie sacrée
Propres à vos ondes profondes et montrez-nous votre création, enchantés...

http://www.tuxboard.com/plus-beaux-dessins-3d/



dimanche 1 mai 2016

Le guide du pélerin

De ce que la vie t'apporte, toi seul(e) en est responsable :
Sème et récolte tes intentions comme autant de trésors inavouables.
Détache-toi des désirs et faux semblants du consommable,
Résiste à cette facilité qui t'est offerte, immuable.

Songe à ce qui t'est amené chaque jour que la Providence fait :
Joie, partage, rire, pleur, lamentation et autodafé...
Quelle est la part du divin et de l'homme imparfait ?
Réfléchis bien et justement ; la réponse te fait transpirer, pas vrai ?

Donc stoppe à ce jour, là, tout de suite, maintenant
Les suppositions, les attentes, les vexations qui sont sans
Fondement, réels uniquement par ton pouvoir créateur très puissant.
Fleuris ta voie d'idées bonnes pour toi, douces et aimantes.

Change le verre à moitié vide en à moitié plein ;
Souris et l'on te le rendra sans fin ;
Donne dès que la vie te le permet à deux mains ;
Reçois avec ferveur ce qu'on te présente sur ton chemin.

http://www.radiocamino.net/livres/compostelle-carnet-de-route-dun-pelerin-luc-adrian

mercredi 20 avril 2016

Légère comme...

Une plume d'oiseau s'est posée sur la table
Apportée par une douce brise tiède et aimante.
Ses reflets mordorés dans la lumière du jour palpable
Renforcent cette impression de quiétude latente.

Légèreté et éclat, deux états qui m'appellent
Face à la lourdeur ressentie quelque fois
Et au manque d'énergie en moi face au réel
Du quotidien que je voudrais rempli de joie.

Il l'est en fait ; tout est question de point de vue.
Mon petit bout de lorgnette m'empêche encore d'appréhender
Toute l'étendue de la beauté de ce qui est perçu
Par mes sens, et non par mon cœur encagé.

Patience... le monde se révèle à celui qui s'ouvre
A la confiance en ce qu'il est, en ce qui est.
Un jour prochain je déambulerai au milieu des douves
Le sourire aux lèvres, consciente intérieurement de leur beauté.

http://clowntoujours.fr/?page_id=412

dimanche 17 avril 2016

Découper un cœur dans une girouette... *

Au-delà d'une colline fleurie et vallonnée
Se tenait assujettie à une tige toute droite dressée
Une girouette fière et identifiable bien qu'élevée,
Sans une pointe de rouille, rutilante à souhait.

Ca oui, elle était graissée, lubrifiée, bien huilée
Afin que sur son pivot elle puisse en peu de temps écoulé
Tourner à droite, à gauche, à la moindre brise ventée
Voir même un vol de papillon pressé ou de libellule apeurée.

Si bien que l'on ne pouvait plus confiance lui donner :
Sa tête obliquait suivant les humeurs les plus chamarrées
Des uns et des autres, sans que celle-ci puisse de son propre fait
Se décider par elle-même sur la direction à regarder.

Alors on la destitua de son trône, et remisée
Dans un coin obscur de l’appentis, elle se mit à s'oxyder,
Assez pour que son axe se fixe à sa tige filetée
Sans se gripper mais la maintenant stable dans ses choix, avisée.

Des petits pieds vinrent la voir un jour d'été
Et demandèrent à leur grand-père de la réintégrer
Dans ce si joli jardinet pour les aider à désigner
Du doigt les points cardinaux du quartier.

La girouette ne se fit pas prier
Pour être ce à quoi elle était destinée :
Non pas un baromètre des états d'âmes égarées
Mais bien une constante dans ce monde équilibré.

* Découper un cœur dans une girouette : plus il est grand, moins elle tourne. Paul-Jean Toulet


http://www.zazzle.fr/la+girouette+autocollants


mercredi 13 avril 2016

Iridescence

Cela ressemble à la pluie qui chante
Un cœur qui bat la chamade en cadence.
Ou comme une feuille qui danse, virevoltante
Sous les effets rieurs d'une brise intense.

C'est un éclat de lumière dans le soir
Un cœur qui s'ouvre à la beauté du monde.
Il se laisse, par ce qu'il perçoit, s'émouvoir
Et s'expanser telle une farandole d'ondes rondes.

Bouleversante est cette expérience qui fait
Qu'en une fraction de secondes tout est tout
Sans limitation ni schéma fragmenteur qui effraie :
Alors c'est la communion suprême du nous.

Peu importe le temps que cela prend, que cela est ;
Tout est éternel et éphémère quoiqu'on en pense.
Reste en soi cette réminiscence retrouvée,
Le lien indestructible de notre véritable essence.

http://8tracks.com/nitajain/iridescence

dimanche 3 avril 2016

Distorsion

Imaginez des myriades de petits éléments pas plus grands
Qu'une tête d'épingle miniaturisée à l'échelle
Des neutrinos, et vous voici propulsés dans l'immensément
Vivant de ce qui est, dans l'infini et l'éternel.

Projetez-vous parmi les étoiles de l'espace,
Naviguant à vue dans le cosmos et les constellations,
Les yeux plein de lumière et de feu qui chassent
La notion de vide, de solitude face à cette absence de limitations.

Ces deux instants qui peuvent sembler si distants l'un de l'autre
N'en sont cependant qu'un : l'infiniment petit et grand sont en nous depuis toujours.
La cellule qui nous permet de respirer, aussi importante que le mât du cotre,
Est indispensable pour le cosmonaute flottant parmi les supernovas pourpres.

Prenez le temps d'une inspiration profonde et pénétrante
Pour vous représenter ces particules d'énergie tout autour
Qui entrent dans votre corps, le nourrissent instinctivement
Afin que vous puissiez à votre tour alimenter l'univers d'Amour.

http://www.cieau.com/les-ressources-en-eau/dans-le-monde/consommations-et-prelevements