samedi 18 juillet 2015

Au commencement était le Verbe

Jouer avec les mots, c'est jouer avec la Magie,
Car dans ceux-ci, l’Ame agit à travers les sons,
Et l'intention de celui qui les dit
Ou écrit car il y a mis pour un temps sa vibration.

Les Sésame ouvre-toi ou Abracadabra
Ne marchent que si ses âmes clament
Avec leurs cœurs ces formules sans format
Et parvenir en eux à ouvrir des formes ultimes unanimes.

Nous avons chacun des invocations propres,
Qui nous rassurent, comme un avocat sa plaidoirie :
Certaines ouvrent des plaies d'un doit riche d'opprobre ;
D'autres nous libèrent et nous élèvent à l'infini.

A l'avenir, vivons comme des Merlins en puissance :
Acceptons-là venir, cette énergie,
Comme une mère l'un de ses enfants
Dans son giron puis sans restriction le regarde s'épanouir.

http://www.contrelitterature.com/archive/2008/09/19/le-carre-sator-le-pater-noster-et-la-croix.html

mardi 14 juillet 2015

Prisme

La palette des couleurs est d'une variété incroyable :
Quand on prend le temps de s'y intéresser, c'est tout un monde qui se déploie.
Pour une seule teinte, d'infinis dégradés se côtoient,
Chauds, froids, pulsants, calmants... on en devient insatiable.

Si l'on devait faire une comparaison, on pourrait choisir les Humains.
Tout comme ce diapason visuel, ils ont cette capacité à décliner
Des états d'être multiples qui n'appartiennent qu'à eux seuls en particulier ;
Ce qui les place à une échelle unique pour chacun.

Il est aisé à assimiler que vouloir ressembler à quelqu'un d'autre que soi
Est voué à l'échec : on ne trouve deux créatures identiques nulle part dans la nature.
Même les jumeaux ont des empreintes sans similitude.
Soyons comme les coloris : vibrants de notre individualité par choix.

Déployons nos savoirs-être intrinsèques inconditionnellement :
Ceux-ci illumineront comme le fait un arc-en-ciel  un ciel gris.
Faisons comme la lumière passant en rai dans un prisme,
Révélons ce qui est en nous en tons éclatants !

http://www.elishean.fr/?p=36946




samedi 11 juillet 2015

Aération

Une Idée créatrice cherchait à éclore
Parmi des personnes très différentes :
De l'enfant à l'adulte et pléthore,
Elle s'invitait en rêve, en lecture, en réflexion dilettante.

Mais voilà : des pensées obnubilaient ses hôtes,
A tel point que l'Idée ne pouvait germer
Parmi un tapis de peurs, encombré de fautes
A expier et d'obligations à gérer.

C'était à l'image d'une pièce de maison envahie,
Surchargée d'objets à l'abandon,
Mais qui restent prégnants d'inertie,
Tout étant sclérosé et sous contention.

Comment, mais Comment illuminer d'un éclair
Cette façon d'Etre et sortir de leur torpeur
Ses doux rêveurs pour qu'ils puissent d'un pur air
Dépoussiérer l'atmosphère de leur Intérieur ?

Titiller la corde sensible bien entendu !
Celle qui réveille leurs âmes d'enfant et originelles,
Raviver les vibrations d'antan et comme un déjà-vu,
La Magie opère et l'Idée peut s'épanouir en elles.

Ami, bien des idées te viennent à chaque instant.
Tu les reconnais au sourire qu'elles font naître
Sur ton visage car porteuses de présents.
Ouvres grand les portes de ton Etre...

Telles les graines de multiples variétés de fleurs
Qui se déposent sur un sol meuble et nourricier,
Les idées créatrices t’amèneront du bonheur
Et l'en-vie communicative de les partager.

http://www.mon-habitat-durable.fr/maison-ecologique/aeration-maison.php


samedi 4 juillet 2015

Géométrie sacrée

Le carré est jaloux du cercle
Car ce dernier a la chance de savoir rouler,
Alors que lui avec ses arêtes qui taclent
N'est bon qu'à être casé.

Tout à sa bouderie d'être ce qu'il est,
Il ne comprend pas les cadeaux
Qu'on lui propose sous diverses formes variées :
Expériences, compliments et doux mots.

Ces présents-là, ce ne sont que des flatteries
Pour l'entourlouper, donc faux par conséquent.
On ne la lui fait pas, à lui,
Cette méchante blague ; il n'est plus un enfant !

S'il était né cercle, bien entendu
Que tout aurait été différent et plus facile.
Tout roule pour ce chanceux et parvenu,
Pendant que lui trime à émousser ses angles malhabiles.

Un hexagone vient à passer sur son chemin :
Oh ! Incroyable ! Celui-ci, malgré ses angles,
Avec prouesse roule sur lui-même sans fin...
Quelle élégance, quelle prestance... le carré s'en étrangle !

"Mais alors, tout est envisageable au final !
Que je sois carré ou losange, il suffit d'y croire !"
Ni une ni deux le voici à faire le point général
Sur ce qu'il est capable de réaliser avec espoir.

Si un hexagone qui a des droites
Peut se mouvoir sur lui-même avec grâce,
Le carré allait se la jouer en autodidacte
Et agrandir en illimité autour de lui son espace.

Les louanges de ses amis lui reviennent tout à coup :
Oui, il peut être ce qu'il est au-dedans
Puisque en lui recèlent divers atouts,
Non exploités jusqu'alors mais réveillés maintenant.

Tout n'a pas été aisé pour notre carré ;
Il a du batailler pour sortir
Des ornières des idées toutes faites à son sujet.
Il poursuit ce travail d'ailleurs, et toujours avec le sourire.

En effet, il sait qu'un jour viendra
Où avec ses propres défauts et qualités,
Tout au long d'un cheminement constant il arrivera
A créer sa vie telle qu'il l'a décidé.

http://hexnet.org/content/2010-crop-circle-roundup


mardi 30 juin 2015

Dieu est Dieu

Jonctions, rencontres, espace sensationnel :
Jouvence peut être le nom du Net sans label.
Jouant mon va-tout pour contacter cet untel,
J'oubliais mes peurs et lançait l'appel.

J'osais et voici qu'un bel,
Joyeux échange naissait, bien réel.
Jolie reconnaissance car restant tel quel
Joignant nos idées en ton pastel.

Jovial est cet homme, rappel
Joueur du temps immortel.
Joker à la voix digne d'un gospel,
Joyau qu'est ce rire doté de décibel.

Jonglant avec un esprit universel
Joutes et analyses critiques passent à son scalpel.
Jour béni que ce mail providentiel,
Joël, mon Ami, je te dédicace ce poème atemporel.

http://raphaelhernandes.com/author/rhhernandes/

Etymologie du prénom Joël : Dieu est Dieu (hébreu).

dimanche 28 juin 2015

Cristal'un

Il fut un temps où tout était clair et vivant
Entre les différents règnes sur Terre.
D'une seule émission de vibration chantante,
Les êtres en relation se lisaient comme à travers du verre.

Autant dire que l'existence en était simplifiée
Et surtout la vie basée sur le respect.
Là où l'incompréhension aurait pu prédominer,
Chaque acte était transparent à souhait.

Cette époque vécue est révolue, mais non perdue.
Une certaine nostalgie d'ailleurs nous la rappelle ;
Il  ne tient qu'à nous d'affirmer en temps voulu
Cette posture comme postulat de communication interpersonnelle.

Se montrer tels que nous sommes,
C'est se révéler avec Amour à l'Autre.
Voir l'Autre tel qu'il est, à l'image d'un rhizome,
C'est l'accueillir comme s'il était nôtre.

Encore faut-il avoir le courage
De se dévoiler et de s'aimer soi-même.
Comment recevoir de son vis-à-vis des mots sages
Si on ne peut les intégrer à son propre schème ?

Voici donc le chemin à prendre
Frères et Sœurs de Cœur.
Soyons libres de prétendre
A être qui nous sommes sans peur.

Oublions ce rêve de perfection,
Expérimentons avec plaisir,
Chérissons le Vivant à profusion
Gardons le partage comme point-de-mire.

http://www.fr.blog.baikalnature.com/tag/banquise/



mardi 23 juin 2015

En aval

Tout commence avec un petit ru,
Léger et glougloutant activement,
A la recherche de quelque chose de disparu
Mais il ne sait pas quoi forcément.

Il prend de la force et de la vigueur,
Se fait rivière cascadant à travers champs,
Collines et vallons tout en rondeur,
Abreuvant animaux et végétaux en même temps.

Ce filet d'eau devient de plus en plus important,
Rassemblant au gré de son parcours
D'autres comparses et affluents,
Si bien qu'on le nomma fleuve sans détour.

Mais c'est sans compter sur cette intuition,
Cet appel fort et impérieux
D'aller de l'avant sans opposition
A cette voix intérieure et son cœur amoureux.

Le voilà à ce jour majestueux et imposant.
Ses flots sont vrombissants et porteurs de vie.
Il se déploie alentour au gré du temps,
Tantôt calme et serein, tantôt vif et investi.

Et voici qu'après toute cette distance parcourue,
Une joie intense se déploie dans ses eaux,
Car là, devant lui, il trouve ce qu'il a tant attendu :
La Mer, l'Océan, où tous se rejoignent dans un parfait tempo.

Enfin il peut se déployer corps et âme,
A l'infini et sans retenue aucune.
Chaque goutte de cette étendue le charme
Car de nouveau avec lui, elles ne font qu'une.

De cette vaste identité retrouvée,
Des gouttes se forment à divers endroits,
Dans le sol, dans l'air, dans le ciel, condensées.
Et alors, un petit ru peut partir à la recherche d'un je-ne-sais-quoi...

http://normandy50.over-blog.com/article-gouttelettes-58585844.html