mercredi 20 avril 2016

Légère comme...

Une plume d'oiseau s'est posée sur la table
Apportée par une douce brise tiède et aimante.
Ses reflets mordorés dans la lumière du jour palpable
Renforcent cette impression de quiétude latente.

Légèreté et éclat, deux états qui m'appellent
Face à la lourdeur ressentie quelque fois
Et au manque d'énergie en moi face au réel
Du quotidien que je voudrais rempli de joie.

Il l'est en fait ; tout est question de point de vue.
Mon petit bout de lorgnette m'empêche encore d'appréhender
Toute l'étendue de la beauté de ce qui est perçu
Par mes sens, et non par mon cœur encagé.

Patience... le monde se révèle à celui qui s'ouvre
A la confiance en ce qu'il est, en ce qui est.
Un jour prochain je déambulerai au milieu des douves
Le sourire aux lèvres, consciente intérieurement de leur beauté.

http://clowntoujours.fr/?page_id=412

dimanche 17 avril 2016

Découper un cœur dans une girouette... *

Au-delà d'une colline fleurie et vallonnée
Se tenait assujettie à une tige toute droite dressée
Une girouette fière et identifiable bien qu'élevée,
Sans une pointe de rouille, rutilante à souhait.

Ca oui, elle était graissée, lubrifiée, bien huilée
Afin que sur son pivot elle puisse en peu de temps écoulé
Tourner à droite, à gauche, à la moindre brise ventée
Voir même un vol de papillon pressé ou de libellule apeurée.

Si bien que l'on ne pouvait plus confiance lui donner :
Sa tête obliquait suivant les humeurs les plus chamarrées
Des uns et des autres, sans que celle-ci puisse de son propre fait
Se décider par elle-même sur la direction à regarder.

Alors on la destitua de son trône, et remisée
Dans un coin obscur de l’appentis, elle se mit à s'oxyder,
Assez pour que son axe se fixe à sa tige filetée
Sans se gripper mais la maintenant stable dans ses choix, avisée.

Des petits pieds vinrent la voir un jour d'été
Et demandèrent à leur grand-père de la réintégrer
Dans ce si joli jardinet pour les aider à désigner
Du doigt les points cardinaux du quartier.

La girouette ne se fit pas prier
Pour être ce à quoi elle était destinée :
Non pas un baromètre des états d'âmes égarées
Mais bien une constante dans ce monde équilibré.

* Découper un cœur dans une girouette : plus il est grand, moins elle tourne. Paul-Jean Toulet


http://www.zazzle.fr/la+girouette+autocollants


mercredi 13 avril 2016

Iridescence

Cela ressemble à la pluie qui chante
Un cœur qui bat la chamade en cadence.
Ou comme une feuille qui danse, virevoltante
Sous les effets rieurs d'une brise intense.

C'est un éclat de lumière dans le soir
Un cœur qui s'ouvre à la beauté du monde.
Il se laisse, par ce qu'il perçoit, s'émouvoir
Et s'expanser telle une farandole d'ondes rondes.

Bouleversante est cette expérience qui fait
Qu'en une fraction de secondes tout est tout
Sans limitation ni schéma fragmenteur qui effraie :
Alors c'est la communion suprême du nous.

Peu importe le temps que cela prend, que cela est ;
Tout est éternel et éphémère quoiqu'on en pense.
Reste en soi cette réminiscence retrouvée,
Le lien indestructible de notre véritable essence.

http://8tracks.com/nitajain/iridescence

dimanche 3 avril 2016

Distorsion

Imaginez des myriades de petits éléments pas plus grands
Qu'une tête d'épingle miniaturisée à l'échelle
Des neutrinos, et vous voici propulsés dans l'immensément
Vivant de ce qui est, dans l'infini et l'éternel.

Projetez-vous parmi les étoiles de l'espace,
Naviguant à vue dans le cosmos et les constellations,
Les yeux plein de lumière et de feu qui chassent
La notion de vide, de solitude face à cette absence de limitations.

Ces deux instants qui peuvent sembler si distants l'un de l'autre
N'en sont cependant qu'un : l'infiniment petit et grand sont en nous depuis toujours.
La cellule qui nous permet de respirer, aussi importante que le mât du cotre,
Est indispensable pour le cosmonaute flottant parmi les supernovas pourpres.

Prenez le temps d'une inspiration profonde et pénétrante
Pour vous représenter ces particules d'énergie tout autour
Qui entrent dans votre corps, le nourrissent instinctivement
Afin que vous puissiez à votre tour alimenter l'univers d'Amour.

http://www.cieau.com/les-ressources-en-eau/dans-le-monde/consommations-et-prelevements

lundi 28 mars 2016

Mécanique des fluides

Il est difficile n'est-ce pas de se défaire de l'idée
Que ce qui nous entoure nous appartient parce que l'on est.
"Je suis donc j'ai" est un puissant enchantement
Entretenu comme un feu dévastateur aliénant.

Pourtant, comme il est bon d'être libre et léger
Car sans attaches et sans peur de perdre nos apprêts.
Avancer parmi les Hommes, voguer dans le monde des sens,
Jouer avec les créations des uns et des autres tous consentants.

Alors pourquoi se targuer d'être Maître de ce qui naît,
De diriger, tuteurer, polluer, dégrader... notre réalité ?
Salir, détruire, anéantir... un écosystème vivant
Qui nous nourrit, nous chérit, nous ravit cependant ?

Ce n'est pas se montrer supérieur et évolué que de penser
Etre en droit de posséder objets et créatures variées.
Nous dissocier des nombreux règnes autour de nous existants
Equivaut à  ignorer notre main gauche au demeurant.

L’ingérence de ce qui nous entoure et son non-respect
Conduit celui qui en a, ou pas, conscience à son propre décès.
Nos interconnexions sont profondes et vitales à chaque instant :
Ce que je fais, ce que je créé, a un effet sur le Tout retentissant.

Et par voie de conséquence, j'en reçois les bienfaits ou méfaits.
La boucle est bouclée. Donc raisonnons avec l'intelligence du cœur illuminé :
J'agis pour mon bien, donc le bien de tous forcément.
En étant libre, respectueux de qui je suis, de qui tu es, fluide est la vie en mouvement.

https://www.alittlemarket.com/peintures/dessin_au_pastel_de_ronds_dans_l_eau_instant_-5709089.html


vendredi 18 mars 2016

Gour m'en dise

Une donzelle jouvencelle réalisait un conte de fée :
Elle avait rencontré un damoiseau exceptionnel en tout point.
Pour être exact, surtout parce qu'il était parfait
En pâtisserie car il savait préparer une crème à damner un saint.

Enfin, il faut dire qu'elle l'avait découvert avec lui,
Ce dessert à la vanille, qu'elle sentait parfumer son palais,
Réveiller ses papilles, allumer une lueur gourmande dans ses iris...
Bref, elle ne vivait que pour cette douceur que son tendre lui apportait.

Et puis forcément, un jour, lors d'une visite dans une ville voisine,
Un étal attira l'attention de notre jeune fille en goguette.
Sur celui-ci se trouvait une crème vanille, comme une vision divine,
Qui lui donna l'envie d'y poser ses lèvres pour goûter à l'aveuglette.

Quelle révélation les amis ! Depuis tout ce temps, elle était persuadée
De tutoyer le bonheur, même si elle s'avouait à présent
Que quelques signes s'étaient invités à sa connaissance qu'elle avait refoulés
Pour ne pas perdre ses miettes de paradis et fuir le changement.

La texture, l'osmose entre la saveur et l'onctuosité,
Tout ça était si loin de ce qu'elle ressentait d'habitude.
Alors il lui fallut se battre en duel contre la culpabilité,
La curiosité, la fidélité, les regrets, le courage... ce fut rude.

Après bien des tourments, il lui devint évident que plus rien
Ne serait comme avant et qu'un choix se proposait à elle :
Vivre avec ce qui aurait pu être ou lâcher le quotidien
Et expérimenter sur le chemin une autre crème qui l'appelle...

http://grainesdesel.blogspot.fr/2013/02/le-petit-prince-cuisinier.html

mercredi 9 mars 2016

Rencontre du 3ème type

Mon Ami, sache tout d'abord que je suis
Une vieille âme mais dans un corps si juvénile
Qu'il est souvent difficile de te faire percevoir ainsi
Qui je suis réellement en dépassant tes sens si vils.

Nous avons bien bourlingué ensemble auparavant
Même si tu ne t'en souviens pas ; c'est normal tu sais,
Car le Voile qui obstrue ton Eveil est prégnant...
Plus pour longtemps, à condition que tu le veuilles pour de vrai.

Ouvrir sa conscience sur tous les champs des possibles
N'est pas une mince affaire et secoue une vie paisible
Autant qu'une tornade qui balaie sans mobile
Tout ce qui se trouve sur son passage, bien tangible.

Sauf que ce qui reste est synonyme de force tranquille :
Fluide, sûr, bien ancré face à la tempête !
Et résolu à toute éventualité qui se présente en bisbille,
Voir avec le sourire car tout s'y prête !

Et oui, appréhender l'Autre pour ce qu'il est
Réellement est à portée de celui qui accepte
Ce qui vient sans soumission aux dictats nés
De la Peur ensemencée nous rendant ineptes.

Alors, la prochaine fois que nous nous rencontrerons toi et moi,
Dépassons l'enveloppe des attributs sociétaux
Pour ressentir avec nos tripes et déployer avec foi
Ce lien vital entre deux êtres de même nature, égaux.

Ce n'est pas toujours aisé, n'est-ce pas, d'aller
Dans sa zone d'inconfort, au devant de l'Inconnu,
Qu'il soit Homme, Enfant, Animal, espace clos ou danger
Pour rencontrer cet Autre et communiquer à bâtons rompus.

Donc me voici sur ton chemin pour partager ensemble
Une ou plusieurs expériences qui nous nourrirons à leur façon,
Que nous intégrerons ou qui feront que notre sol tremble.
Homme, Enfant, Animal ou toutes autres énergies, de celles-ci apprenons.

http://www.hiti.fr/2009/photo-du-jour.php