dimanche 5 mai 2019

L'art d'être désintéressé

Aussi loin que possible une cloche sonne le rappel
Pour héler les fidèles à se recueillir tous ensemble,
En un même lieu, même temps et même sujet éternel :
Devenir une bonne personne ou quelque chose qui y ressemble.

Ce vœu est louable quand on y pense mais justement
Voilà le hic : c'est la tête qui gère cet élan
Et pas le cœur, comme une habitude quotidiennement
Admise, un acte de dévotion organisé en plan.

Comment garder sa spontanéité quand tout est paramétré d'avance ?
N'existe-t-il pas de plus beau moment que celui d'une communion
De l'instant entre deux, dix, cent, mille présences
Dans n'importe quel endroit, quelque que soit l'espace ou dimension ?

La cloche sonne et bat le rappel pour les âmes désintéressées
Ce qui n'est point chose aisée pour nous tous, en expérimentation.
Gardons en nous cette connexion à l'autre car tous reliés
Même sans rituels institués, en étant nous-mêmes dans l'incarnation.

https://www.lagazettedescommunes.com/415935/quand-les-cloches-du-conseil-detat-sonnent-le-glas-de-lancienne-notion-dusage-local/

mardi 9 avril 2019

Arabesques

Sur des tuiles colorées ornant des pilastres
On peut suivre du doigt le cheminement des labyrinthes
Tracés par les artisans qui transportés par les astres
Retranscrivent fidèlement ce que peut être une vie sainte.

Quand on se promène le nez sur le dessin en relief,
Le ressenti est long, voir fastidieux si les détours sont nombreux.
Enfin... pour un adulte car un enfant y prendra un plaisir bref
Mais plein, joyeux et attentif à ces contours serpenteux.

Si l'on se décale d'un pas en arrière, pour avoir du recul,
Déjà l'image devient plus agréable à regarder, même partiellement
Parce que se dessine les prémisses d'un dessein qui se dissimule
A celui qui reste focalisé sur un élément essentiellement.

Et si on se détache de ce regard fragmentaire
En prenant de la distance, l'Oeuvre apparaît comme par magie,
Magnifique... Harmonieuse... Inimitable... et entière.
Alors, en nous, jaillit une compréhension du Cœur, un infini merci.

https://siprochedelhorizon.blogspot.com/2010/07/arabesque.html

vendredi 30 novembre 2018

Grandeur - Grande heure

Il y avait dans ce creux de vallée un charmant village
Où habitait un forgeron très aimé et jeune d'âge.
Quelque soit le travail demandé, il détenait l'outillage
Et l'habileté pour exécuter son art sans ambages.

Cependant vint un jour un Homme de passage
Avec pour cet artisan une requête somme toute peu d'usage.
Il lui fallait grimper la montagne de ce paysage
Pour libérer son animal emprisonné dans sa cage.

Cette dernière étant de dimension trop grande et large,
Le forgeron devait donc prendre les virages.
Mais c'est que celui-ci n'avait jamais quitté le rivage
Des frontières de son village et avait le front en nage.

L'Homme lui vanta alors la magnifique image
De la vue de là-haut, lui narrant ce qui semblait être un mirage
Pour notre héros qui allait tourner une page,
A choisir de dire "dommage" ou "je m'engage".

Entre la peur et le devoir, le combat en lui fit rage.
Mais c'est comme si sa vie était dans les engrenages
D'un pouvoir qui le dépassait et sa voix-e sans barrage
Emit un Oui clair et net comme le tonnerre d'un orage.

Ils partirent donc, tout en haut de ces rocs aux sillages
Tortueux et inconnus mais offrant un visage
Exaltant, surprenant pour notre ami si sage.
Les yeux grands ouverts, tout en lui célébrait son courage.

Quand enfin le sommet fut à leurs pieds, sous les nuages,
Son cœur put entrevoir une dimension plus vaste, un autre étage
Dont il faisait parti intégrante sans cadrage...
A prendre de la hauteur sur son quotidien, il en voyait tous les rouages.

Il chercha du regard l'animal mais point ne trouva de cage.
Il allait questionner l'Homme : celui-ci se révéla être un mage
Venu le délivrer de sa routine devenue esclavage,
Qui maintenait son Ame au sol, pourtant éprise d'horizons sans péage.

"C'est terrible de se laisser prendre dans sa routine, on s'enlise, on se sent en sécurité. Et puis, tout à coup, on s'éveille, et il n'y a plus rien..." Yves Theriault
http://citation-celebre.leparisien.fr/citation/routine

https://gifer.com/en/C2eE






dimanche 29 juillet 2018

Tous les chemins...


A dimension égale, le cœur est une boule de mystères éphémères.
Comprenons nous bien : rien ne vaut le silence devenu d'Or
Qu'un éveillé ressent lorsque l’Âme agit à travers son discernement.
Seulement il n'y a que Toi qui puisse suivre ce fil anodin de la Vie.

Vois cette route : ombragée, dure et solide. Qui ne voudrait pas emprunter
Celle d'à côté, verdoyante, futile et légère ? Mais pour quoi faire ?
Autant rester un passager vaporeux et d'une autre subtilité alors.
Prends tes armes d'Amour et de Paix et fais ta route à ton image.

N'agis qu'en ton nom, pas à celui qui t'indique les pas à suivre.
Ce sont les siens, pas les tiens ! Sors du manichéisme du bon et du mauvais,
Tu vaux tellement plus mon Ami. Tu es le Tout, tu es le Rien.
Tu es surtout le Bien pour toi-même, alors ne te renies pas enfin !

Aspires à te connecter à ce que tu es, sans mensonges, en vérité de qui tu es.
Quel magnifique cadeau tu donnes à voir à tous, car tu donnes à voir le possible
Parmi l'impossible posé en exergue à une foule aveuglée de peurs et d'espoir.
Et l'espoir, c'est une mare qui vibre de sa vase en expansion de résultats indéfinissables.

Alors fonce ! Vis ! Vibre ! Sois sans te poser de questions interminables sur le pourquoi et le comment
Mon Dieu que c'est délétère ! La pomme se demande-t-elle pourquoi elle est ronde et pas carrée ?
Ca nous fait tellement rire, vous ne pouvez pas savoir, de cette cogitation sans fin des incarnés humains.
Tu en riras toi aussi, très vite nous te le promettons. A très bientôt jolis papillons...

http://blog.educpros.fr/les-nouveaux-modeles-economiques-de-l-enseignement-superieur/2014/10/05/quels-formateurs-pour-la-formation-continue/



samedi 30 juin 2018

Point de vue

La prairie s'étend paisiblement, loin devant nos yeux heureux
De découvrir cette perspective parmi les vallons montagneux.
Avec le petit vent qui souffle tranquillement, c'est comme une vague
Qui ondule, faite de fleurs des champs multicolores, en zigzag.

Prenons le temps de nous accroupir, on peut voir tout un microcosme s’épanouir :
Des insectes qui volettent autour des pistils sucrés, promesse de plaisir ;
Les diverses variétés de végétaux que Dame Nature a créé avec génie ;
La densité ou au contraire la vacuité de fourmillement de vie.

Et nous pouvons même nous coucher à terre, en contact sur l'humus du sol
Avec un nouveau monde encore : des racines qui plongent ou s'envolent,
Des minéraux de toute forme jalonnant nos chemins de surprise,
Des animaux rampants, gratouillants qui se cachent jouant le métamorphisme.

Grimpons dans un arbre pour passer à un autre univers ou creusons la croûte terrestre !
Tant de dimensions que l'on traverse, qui se chevauchent, qui s'interpénètrent...
Nous tous avons une place dans ce présent, du plus microscopique au plus évanescent :
Alors si je respecte ceux que je côtoie à chaque instant, je me respecte moi assurément.

http://sciences.vefblog.net/26.html

dimanche 17 juin 2018

Cool heure

Mettre de la couleur dans sa vie pour voir exploser la lumière
Derrière des lettres, des voix, de la matière : c'est comme un fil qui suit
Une onde dispensatrice de bonheur dans l'univers,
A ressentir avec le cœur bien ouvert et surtout connecté à lui.

Laisser sortir la couleur de son tube, de sa boîte pour l'étaler
Dans son assiette, sur un morceau de papier, sur son corps fatigué :
Tout change alors autour de soi comme éclairé d'une guirlande de lampions bariolés.
L'arc en ciel sublime le gris de l'orage dans le cocon des rayons ensoleillés.

Percevoir cette formidable source de joie demande d'être bien relié
A ce qui nous entoure, à ce que nous sommes, à ce qui nous fait vibrer.
La perle de pluie revêt des étincelles de mille feux à celui qui veut bien contempler.
Ami... un caillou, une feuille, un regard peut t'apporter la couleur dans ton ciel désappointé.

http://www.em3c.com/wp-content/uploads/couleur-unique-noir-blanc-fleur-iris-violet.jpg

jeudi 22 mars 2018

Tisseurs

Le fil monte et descend suivant l'aiguille qui pique
Le tissu tramé à cet effet. Qui peut savoir le motif
A venir de ce ballet rythmé et atypique
Si ce n'est la main qui est au bout de ce travail créatif.

Le choix des couleurs, pourquoi et pour qui se réalise ce montage,
Dans quel cadre et quel temps il est permis d'exister
Peut être un parallèle à nos vies quadrillées de passages
Où s'entrecroisent les fuseaux des possibles entremêlés.

Telle Morta qui tient le cordon d'un être dans sa main,
Et de l'autre un ciseau, chacun de nous est Maître
Sur la toile de son existence de son dessein,
Bien que l'on en doute et subisse ses effets délétères.

Car l'artiste est toujours nous dans l'application
Au quotidien des nuances et tonalités des expériences données.
L'image finale de l'Oeuvre produite est la somme des manifestations
De notre propre chef par nous-même orchestrées.

Alors, si le canevas ne nous plaît pas, à votre avis,
Que nous reste-t-il à faire ? On le décroche, on le refait,
On teste sa place : convient-il ? est-il subi ?
Puisque toujours nous restons Créateur de notre réalité...

https://www.canstockphoto.fr/tissu-blanc-texture-coton-19931432.html